Deal by Deal : Fundora ouvre le non-coté aux particuliers
Private Equity

Deal by Deal : Fundora ouvre l'accès direct aux plus grands deals du private equity

Investir société par société dans le non-coté, dès 500 euros, aux côtés de BlackRock, JPMorgan et Goldman Sachs : c'est la promesse du Deal by Deal lancé par Fundora. Premier deal proposé : Prometheus, la Physical AI dont le CEO est Jeff Bezos. Décryptage complet.

📅 Mis à jour en juillet 2026 ⏱ 16 min de lecture ✍️ FocusAndYou

Avec son offre Deal by Deal, lancée en juillet 2026, Fundora ouvre aux particuliers le deal by deal, un mode d'investissement en private equity jusqu'ici réservé aux family offices et aux investisseurs institutionnels. Le principe : accéder directement à une société non cotée, sélectionnée individuellement, plutôt que de passer par un fonds diversifié. Et pour inaugurer cette nouvelle offre, la plateforme ne choisit pas un dossier confidentiel. Elle propose une exposition à Prometheus, la société de Physical AI cofondée par Jeff Bezos, qui vient de boucler une Series B de 12 milliards de dollars aux côtés de BlackRock, JPMorgan et Goldman Sachs.

Ticket d'entrée à partir de 500 euros, fenêtres de souscription courtes, allocations plafonnées : le deal by deal version Fundora bouscule les codes du non-coté. Mais que recouvre exactement ce modèle ? Quels sont ses atouts, ses limites et sa place raisonnable dans un patrimoine ? Dans cet article, nous décryptons le fonctionnement du deal by deal, le lancement de Fundora et le dossier Prometheus, avant de passer en revue les risques à connaître impérativement avant d'investir.

Le deal by deal en private equity : de quoi parle-t-on exactement ?

Définition : investir société par société plutôt que via un fonds

Le deal by deal désigne un mode d'investissement dans lequel l'investisseur choisit chaque opération individuellement. Au lieu de confier son capital à un fonds de private equity qui le déploiera sur 15 à 25 participations pendant plusieurs années, il examine une société précise, un dossier précis, une valorisation précise. Puis il décide d'y participer, ou non.

Concrètement, chaque opération est structurée autour d'un véhicule dédié, souvent appelé SPV (Special Purpose Vehicle, c'est-à-dire une société créée spécialement pour loger une seule participation). Les investisseurs souscrivent à ce véhicule, qui détient ensuite les titres de la société cible. Cette architecture permet de regrouper des centaines de souscripteurs derrière une seule ligne d'investissement, avec une lisibilité totale : vous savez exactement dans quelle entreprise votre argent est investi.

Cette transparence tranche avec le fonctionnement classique des fonds. Dans un fonds de capital-investissement traditionnel, vous souscrivez à l'aveugle, ou presque : l'équipe de gestion sélectionnera les participations au fil du temps, selon sa thèse d'investissement. C'est ce qu'on appelle le blind pool. Le deal by deal inverse la logique : d'abord la société, ensuite la décision.

Deal by deal vs fonds de private equity : le tableau comparatif

Les deux approches ne s'opposent pas, elles se complètent. Voici leurs différences structurantes :

CritèreFonds de private equityDeal by deal
Sélection des sociétésDéléguée à l'équipe de gestionChoisie par l'investisseur, opération par opération
DiversificationIntégrée (15 à 25 lignes en moyenne)À construire soi-même, deal après deal
Visibilité sur les actifsPartielle (blind pool)Totale : la société est connue avant de souscrire
Calendrier d'investissementAppels de fonds étalés sur plusieurs annéesVersement unique lors de la fenêtre de souscription
Risque de concentrationDilué entre les participationsÉlevé : une seule société par véhicule
Horizon de sortie8 à 10 ans en généralDépend de la trajectoire de la société (IPO, rachat, cession secondaire)

Retenez l'essentiel : le fonds offre la diversification et la délégation, le deal by deal offre la sélectivité et la transparence. En contrepartie, ce dernier concentre le risque sur une seule entreprise. C'est un point central sur lequel nous reviendrons en détail dans la quatrième partie de cet article.

Pourquoi ce modèle était réservé aux family offices et aux institutionnels

Historiquement, participer à un deal by deal supposait de cocher trois cases inaccessibles au grand public. D'abord, le ticket d'entrée : les co-investissements aux côtés des grands fonds se négocient généralement à partir de plusieurs centaines de milliers d'euros, parfois plusieurs millions. Ensuite, l'accès au deal flow : les meilleures opérations circulent dans des cercles fermés, entre fonds, banques d'affaires et family offices. Un particulier, même fortuné, n'en voit jamais la couleur. Enfin, la capacité d'exécution : analyser une Series B, négocier une place dans un tour de table et structurer un véhicule d'investissement exige des équipes spécialisées.

Résultat : quand JPMorgan, BlackRock et Goldman Sachs se retrouvent au capital d'une même société en forte croissance, la place réservée aux investisseurs particuliers se résume en un mot : aucune. C'est précisément cette barrière que le lancement du Deal by Deal de Fundora entend faire tomber, dans la continuité du mouvement de démocratisation du private equity engagé depuis plusieurs années en France. Un mouvement encadré et documenté par le régulateur, comme le rappelle l'Autorité des marchés financiers dans ses publications sur le capital-investissement.

Fundora lance le Deal by Deal : ce qui change concrètement

De l'ouverture des fonds au deal by deal : la trajectoire Fundora

Pour mesurer la portée de l'annonce, un retour sur la trajectoire de la plateforme s'impose. Fundora s'est construite sur un constat simple : le private equity a longtemps fonctionné comme un club fermé, réservé aux family offices, aux banques privées et aux initiés. Les particuliers en étaient exclus de fait, par les tickets d'entrée comme par les circuits de distribution.

La plateforme a d'abord ouvert l'accès à des fonds de private equity institutionnels, permettant aux épargnants de souscrire à des véhicules jusque-là distribués uniquement en gestion privée. Elle a ensuite élargi son offre à la private debt, la dette privée, c'est-à-dire le financement d'entreprises en dehors du circuit bancaire classique, une classe d'actifs prisée des institutionnels pour ses rendements contractuels. À chaque étape, le même mouvement : abaisser une barrière d'accès sans dégrader le cadre réglementaire.

Depuis son lancement, Fundora revendique plus de 35 000 membres. Le Deal by Deal constitue la troisième brique de cette construction, et sans doute la plus ambitieuse : après l'accès aux fonds et à la dette, l'accès direct aux sociétés cibles elles-mêmes.

Un accès direct aux sociétés cibles, sélectionnées une par une

Le fonctionnement annoncé repose sur une répartition claire des rôles entre la plateforme et l'investisseur. Avec le Deal by Deal, Fundora ajoute une couche d'exposition qui vient compléter sa gamme existante, sans la remplacer.

Le fonctionnement annoncé est le suivant : Fundora source les opérations, les analyse et les sélectionne une par une. Chaque deal retenu est ensuite proposé aux membres de la plateforme, qui décident individuellement d'y souscrire. Les fonds de la gamme existante continuent leur route en parallèle. Le deal by deal vient s'ajouter comme une couche d'exposition supplémentaire, à la main de chaque investisseur.

Point notable sur le plan réglementaire : l'opération inaugurale est structurée sous mandat de gestion confié à Kyoseil AM, une société de gestion agréée. L'investisseur particulier n'achète donc pas des titres Prometheus en direct, il accède à une exposition indirecte via un véhicule géré, dans un cadre structuré et conforme.

Ticket d'entrée de 500 euros : la démocratisation du non-coté franchit un cap

C'est probablement le chiffre le plus marquant de l'annonce : le ticket minimum est fixé à 500 euros. Pour situer, les co-investissements deal by deal traditionnels se jouent à des niveaux 100 à 1 000 fois supérieurs. Même les plateformes de private equity digitales positionnées sur les fonds affichent généralement des minimums compris entre 1 000 et 100 000 euros selon les véhicules.

Ce seuil de 500 euros change la nature de l'exercice. Il permet à un épargnant de tester la classe d'actifs sans déséquilibrer son patrimoine, ou de construire progressivement une poche non cotée diversifiée en participant à plusieurs deals successifs. Attention toutefois : un ticket accessible ne réduit en rien le niveau de risque de l'actif sous-jacent. Une somme de 500 euros investie en deal by deal reste exposée à une perte partielle ou totale, exactement comme un ticket de 500 000 euros.

Fenêtres courtes et allocations plafonnées : le fonctionnement pratique

Chaque opération proposée en deal by deal obéit à deux contraintes structurelles :

  • Une fenêtre de souscription courte. Chaque deal a son propre calendrier, resserré. Passé la date de clôture, il n'est plus possible de souscrire. Cette logique de fenêtre découle directement du fonctionnement des tours de table : l'allocation obtenue par la plateforme doit être remplie dans un délai défini.
  • Une allocation plafonnée. Fundora obtient une enveloppe limitée sur chaque opération. Quand le plafond est atteint, le deal ferme, même si la fenêtre de souscription n'est pas expirée. D'où la formule de la plateforme : quand c'est fermé, c'est fermé.

Ce mécanisme impose une discipline nouvelle à l'investisseur particulier, plus habitué aux enveloppes ouvertes en permanence comme l'assurance vie ou le PEA. En deal by deal, la décision doit être prise dans le temps imparti, dossier en main. Cela suppose d'avoir défini en amont sa stratégie d'allocation et le budget maximal consacré au non-coté, pour ne pas céder à la précipitation.

Un sourcing appuyé sur un réseau propriétaire de plus de 200 fonds

La qualité d'une offre de deal by deal repose entièrement sur la qualité du sourcing, c'est-à-dire la capacité à identifier et à obtenir une place dans les meilleures opérations. Sur ce point, Fundora met en avant un réseau propriétaire de plus de 200 fonds partenaires, construit depuis son lancement au travers de ses activités de fonds de fonds et de private debt.

C'est ce réseau qui permet à la plateforme de sourcer les opérations en direct, sans empiler les intermédiaires. Pour l'investisseur final, l'enjeu est double : accéder à un deal flow de qualité institutionnelle, et limiter les couches de frais qui, dans les montages traditionnels à intermédiaires multiples, rognent mécaniquement la performance nette.

Prometheus : le premier deal by deal proposé par Fundora

Jeff Bezos, Vik Bajaj et le pari de la Physical AI

Pour inaugurer son offre, Fundora ne choisit pas un dossier de niche. Prometheus est la société cofondée par Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, et Vik Bajaj, cofondateur de Verily (les sciences de la vie du groupe Alphabet) et ancien de Google. Son terrain de jeu : la Physical AI, autrement dit l'intelligence artificielle appliquée au monde physique.

L'ambition affichée par la société est de construire un artificial general engineer : une IA capable de compresser radicalement les phases de design, de prototypage et de fabrication d'objets physiques complexes. Le spectre d'application annoncé est large, des réacteurs d'avion aux molécules pharmaceutiques. Là où l'IA générative a transformé la production de texte, d'image et de code, la Physical AI vise l'ingénierie et l'industrie, des secteurs aux cycles de développement longs et coûteux.

La société s'appuie sur une équipe d'environ 150 ingénieurs répartis entre San Francisco, Londres et Zurich, trois places fortes du recrutement en intelligence artificielle.

Une Series B de 12 milliards de dollars à 41 milliards de valorisation

En juin 2026, Prometheus a bouclé une Series B de 12 milliards de dollars, sur la base d'une valorisation de 41 milliards de dollars. Il s'agit de l'une des plus importantes levées de fonds privées de l'année, tous secteurs confondus. Selon l'annonce officielle du 11 juin 2026, relayée notamment par Axios, Bloomberg et CNBC, la société a levé plus de 18 milliards de dollars en sept mois depuis sa Series A.

Ces montants illustrent une réalité du marché actuel : les sociétés d'IA les plus en vue lèvent des sommes considérables en restant privées, c'est-à-dire hors bourse. Les investisseurs particuliers, cantonnés aux marchés cotés, restent à l'écart de cette phase de croissance. C'est tout l'argument du deal by deal : ouvrir une porte sur ce segment, avec les précautions qui s'imposent.

41 Md$
Valorisation lors de la Series B (juin 2026)
18 Md$+
Levés en 7 mois depuis la Series A
150
Ingénieurs à San Francisco, Londres et Zurich

La Physical AI, nouveau front de l'intelligence artificielle

Pour comprendre l'intérêt des investisseurs institutionnels, il faut replacer Prometheus dans son contexte de marché. Depuis 2023, l'essentiel des capitaux du secteur s'est dirigé vers les grands modèles de langage et leurs infrastructures. Ce premier cycle a produit des géants, mais il a aussi laissé un territoire largement inexploité : l'application de l'intelligence artificielle aux processus industriels physiques.

Concevoir un réacteur d'avion, une turbine ou une molécule pharmaceutique mobilise aujourd'hui des années de calculs, de simulations, de prototypes et d'essais. Chaque itération coûte cher et prend du temps. La promesse de la Physical AI est de compresser ce cycle : une IA entraînée sur les lois de la physique, les données d'ingénierie et les contraintes de fabrication pourrait explorer des milliers de designs, en simuler le comportement et converger vers des solutions optimales en une fraction du temps actuel.

Si cette promesse se concrétise, les débouchés couvrent l'aéronautique, l'énergie, la défense, la santé et l'industrie manufacturière dans son ensemble. C'est ce potentiel de marché, combiné au pedigree des fondateurs, qui explique la rapidité de la levée : plus de 18 milliards de dollars réunis en sept mois. Il n'en reste pas moins un pari technologique dont l'issue est incertaine, comme toute rupture annoncée à ce stade de maturité.

Qui investit aux côtés de Prometheus ?

Le tour de table de la Series B réunit des noms qui parlent d'eux-mêmes :

  • BlackRock, premier gestionnaire d'actifs mondial ;
  • JPMorgan Chase, première banque américaine ;
  • Goldman Sachs, référence mondiale de la banque d'affaires ;
  • DST Global, fonds connu pour ses investissements précoces dans Facebook, Airbnb ou Spotify ;
  • Arch Venture Partners, spécialiste des deep tech et des sciences de la vie ;
  • Jeff Bezos, à titre personnel, aux côtés de la société qu'il a cofondée.

La présence d'investisseurs institutionnels de ce calibre constitue un signal, pas une garantie. Elle valide la crédibilité du projet aux yeux du marché, mais elle ne préjuge en rien de la performance future de l'investissement. L'histoire du capital-risque regorge de sociétés soutenues par les plus grands noms et dont la trajectoire a déçu. Gardez ce principe en tête pour tout deal by deal, celui-ci comme les suivants.

Ce que Fundora propose exactement sur ce deal

Précision importante : Fundora n'est pas partie prenante de la Series B de Prometheus. La plateforme structure une opportunité d'accès indirect à la société pour ses membres qualifiés, sous mandat de gestion Kyoseil AM. Les contours précis de l'opération (ticket maximum, calendrier exact de la fenêtre, structure détaillée du véhicule) sont détaillés lors du live de lancement animé par Bradley Lafond, CEO et cofondateur de Fundora, accessible en direct puis en replay pour les inscrits.

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Investir en deal by deal : avantages, risques et points de vigilance

Les avantages : sélectivité, transparence, exposition ciblée

Le deal by deal présente trois atouts distinctifs par rapport aux autres formes d'investissement en non-coté :

  • La sélectivité. Vous ne subissez pas les choix d'un gérant : vous décidez, dossier par dossier, où va votre capital. Un deal ne vous convainc pas ? Vous passez votre tour, sans frais ni pénalité.
  • La transparence. La société cible, sa valorisation, son tour de table et ses métriques sont connus avant la souscription. Vous investissez en connaissance de cause, là où un fonds vous demande de faire confiance à une thèse de gestion.
  • L'exposition ciblée. Le deal by deal permet de s'exposer à une thématique précise (ici la Physical AI) ou à une société identifiée, ce qu'aucun fonds diversifié ne permet avec cette granularité.

Les risques : perte en capital, illiquidité, concentration

Ces avantages ont une contrepartie directe, qu'il faut regarder en face avant toute souscription :

  • Le risque de perte en capital. Investir dans une société non cotée expose à une perte partielle ou totale du montant investi. Aucun mécanisme de garantie ne protège le capital. Une valorisation élevée aujourd'hui ne garantit pas une valorisation supérieure demain.
  • L'illiquidité. Les titres non cotés ne se revendent pas d'un clic. Votre capital est immobilisé jusqu'à un événement de liquidité : introduction en bourse, rachat de la société ou cession secondaire. Ce délai peut atteindre plusieurs années et n'est jamais garanti.
  • La concentration. C'est le risque propre au deal by deal. Chaque véhicule ne détient qu'une seule société. Si elle échoue, la perte n'est amortie par aucune autre ligne. Un fonds diversifié absorbe l'échec d'une participation ; un deal by deal, non.
  • Le risque de valorisation. Les valorisations du secteur de l'IA atteignent des niveaux historiquement élevés. Souscrire sur ces niveaux suppose que la croissance future les justifie. C'est un pari, au sens propre, que chaque investisseur doit assumer en conscience.

Le réflexe patrimonial

La règle d'or du non-coté : n'investissez que des sommes dont vous n'aurez pas besoin à moyen terme, et que vous pouvez vous permettre de perdre en totalité. Le deal by deal est un moteur de performance potentielle, jamais un socle patrimonial.

Les frais : le point à examiner ligne par ligne

Comme tout investissement en non-coté, un deal by deal comporte une structure de frais qu'il faut lire attentivement avant de souscrire. Trois catégories reviennent classiquement dans ce type de montage :

  • Les frais d'entrée, prélevés au moment de la souscription, qui rémunèrent la structuration et la distribution de l'opération ;
  • Les frais de gestion annuels, prélevés sur la durée de vie du véhicule, qui couvrent son administration et son suivi ;
  • Le carried interest, une commission de surperformance : un pourcentage de la plus-value éventuelle, versé à la sortie, souvent au-delà d'un seuil de rendement minimal appelé hurdle rate.

Aucun de ces frais n'est illégitime en soi : ils rémunèrent un travail réel de sourcing, d'analyse et de structuration. Mais leur cumul détermine la performance nette qui vous reviendra effectivement. Deux réflexes s'imposent : vérifier que le total des frais annuels reste cohérent avec les standards du marché, et raisonner systématiquement en performance nette de frais dans vos projections. Les frais exacts de l'opération Prometheus figureront dans la documentation dévoilée lors du lancement : c'est la première page à lire.

Quelle place pour le deal by deal dans une allocation patrimoniale ?

Le non-coté dans son ensemble (fonds de private equity, private debt et deal by deal confondus) a vocation à rester une poche satellite du patrimoine. Les praticiens de la gestion de fortune situent généralement cette poche entre 5 % et 15 % du patrimoine financier, selon le profil de risque, l'horizon et la situation de chacun. Au sein de cette poche, le deal by deal, plus concentré, mérite une pondération encore plus mesurée.

Trois principes simples permettent de l'intégrer intelligemment :

  1. Sécurisez d'abord les fondations : épargne de précaution, résidence principale le cas échéant, enveloppes liquides (assurance vie, PEA) alimentées régulièrement.
  2. Diversifiez au sein même du non-coté : mieux vaut répartir 5 000 euros sur plusieurs deals et fonds que tout concentrer sur une seule opération, aussi séduisante soit-elle.
  3. Raisonnez en horizon long : considérez tout montant investi en deal by deal comme immobilisé pour 5 à 10 ans minimum.

Cette logique de construction par poches est la même que celle que nous détaillons dans notre comparatif SCPI ou immobilier direct : chaque classe d'actifs a un rôle précis, et c'est l'articulation de l'ensemble qui fait la solidité d'un patrimoine, pas la performance isolée d'une ligne.

Le cadre de l'opération : mandat de gestion et statut de membre qualifié

Sur le plan de la structuration, l'accès au deal Prometheus s'effectue sous mandat de gestion confié à Kyoseil AM et s'adresse aux membres qualifiés de la plateforme. Concrètement, un questionnaire d'adéquation permet de vérifier que l'investisseur comprend les risques du non-coté et que l'opération correspond à sa situation. Ce filtre n'est pas une formalité administrative : il constitue une protection de l'épargnant prévue par la réglementation européenne. Répondez-y avec sincérité, il est votre premier garde-fou.

Deal by deal, fonds, assurance vie : quelle porte d'entrée vers le non-coté ?

Les principales voies d'accès au private equity pour un particulier

Le deal by deal n'est pas la seule façon d'exposer son épargne au non-coté. Un particulier dispose aujourd'hui de plusieurs portes d'entrée, aux caractéristiques très différentes :

Voie d'accèsTicket indicatifDiversificationParticularité
Deal by dealDès 500 € chez FundoraAucune par véhicule : une société uniqueSélectivité maximale, fenêtres courtes, risque concentré
Fonds de private equity (FPCI, FCPR)De 1 000 à 100 000 € selon les véhicules15 à 25 participations en moyenneGestion déléguée, appels de fonds étalés, blocage 8 à 10 ans
Unités de compte non cotées en assurance vieSouvent dès quelques centaines d'eurosVariable selon le supportCadre fiscal de l'assurance vie, liquidité organisée par l'assureur sous conditions
CrowdequityDès 100 € sur certaines plateformesAucune : une société par opérationStartups en phase d'amorçage, risque très élevé, dossiers de petite taille

Ce panorama fait ressortir le positionnement du deal by deal version Fundora : des sociétés de dimension institutionnelle (là où le crowdequity cible l'amorçage), une sélection à la main de l'investisseur (là où les fonds imposent la délégation), et un ticket d'entrée comparable aux supports les plus accessibles du marché.

Combiner les approches plutôt que les opposer

Dans une allocation construite, ces voies d'accès se combinent plus qu'elles ne se concurrencent. Un schéma fréquent chez les investisseurs avertis consiste à bâtir le cœur de la poche non cotée avec un ou plusieurs fonds diversifiés, qui apportent la mutualisation du risque, puis à utiliser le deal by deal comme un complément de conviction, sur des dossiers spécifiques que l'on souhaite surpondérer.

Cette architecture cœur-satellite appliquée au non-coté présente un double avantage. Elle limite l'impact d'un échec individuel, inévitable statistiquement dans cette classe d'actifs. Et elle conserve la dimension plaisir et conviction de l'investissement direct, qui fait tout l'attrait du deal by deal : suivre une société identifiée, comprendre son marché, accompagner sa trajectoire.

Un mot sur la fiscalité

La fiscalité applicable dépend entièrement de la nature du véhicule d'investissement, qui sera précisée dans la documentation de l'opération. Deux régimes principaux coexistent dans le non-coté :

  • Titres détenus en direct ou via un véhicule non fiscal : les plus-values relèvent par défaut du prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf option globale pour le barème progressif.
  • Véhicules fiscaux de type FPCI ou FCPR : sous conditions, notamment une durée de détention minimale de 5 ans et le respect des quotas d'investissement du fonds, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. C'est ce régime de faveur qui fait l'attrait fiscal de nombreuses offres de private equity accessibles aux particuliers.

Le régime applicable à l'opération Prometheus dépendra de la structuration retenue sous le mandat Kyoseil AM : vérifiez ce point dans la documentation avant de souscrire, l'écart entre les deux régimes étant significatif. Pour les principes généraux d'imposition des plus-values mobilières, référez-vous au site officiel impots.gouv.fr.

Comment participer au premier deal by deal Fundora ?

Le live de lancement : la présentation complète de l'opération

Le lancement officiel a pris la forme d'un live animé par Bradley Lafond, CEO et cofondateur de Fundora, diffusé le 22 juillet 2026. Au programme : la structuration complète de l'opération Prometheus, le ticket, la fenêtre de souscription, la structure du véhicule, et une session de questions-réponses avec l'équipe.

Bonne nouvelle si vous découvrez cet article après la diffusion : le live est disponible en replay pour les inscrits. Inscrivez-vous ici pour accéder au live ou à son replay, gratuitement et sans engagement. C'est le moyen le plus direct de comprendre le fonctionnement du deal by deal version Fundora, expliqué par ses fondateurs.

Les étapes pour s'inscrire et accéder au deal

Le parcours se déroule en quatre temps :

  1. Créez votre compte Fundora via le lien partenaire : l'inscription est gratuite et sans engagement.
  2. Complétez votre profil investisseur : questionnaire d'adéquation, vérification d'identité et qualification de votre statut de membre.
  3. Visionnez le live de lancement ou son replay (réservé aux inscrits) pour connaître les contours précis de l'opération.
  4. Étudiez la documentation puis décidez, dans le respect de la fenêtre de souscription et de votre stratégie d'allocation personnelle.

Les questions à vous poser avant de souscrire

Avant de valider une souscription en deal by deal, quel que soit le dossier, passez systématiquement en revue cette liste :

  • Cette somme peut-elle rester immobilisée 5 à 10 ans sans perturber mes projets ?
  • Puis-je supporter la perte totale de ce montant sans conséquence sur mon train de vie ?
  • Quelle part de mon patrimoine financier le non-coté représentera-t-il après cette opération ?
  • Ai-je lu la documentation du véhicule, notamment les frais et les conditions de sortie ?
  • Ma décision repose-t-elle sur l'analyse du dossier, ou sur la notoriété des noms qui l'entourent ?

Si une seule réponse vous fait hésiter, prenez le temps de la réflexion. Les fenêtres de souscription sont courtes par construction, mais d'autres deals suivront : Fundora présente Prometheus comme le premier d'une longue série.

Deal by deal : une porte de plus s'ouvre sur le non-coté

Le lancement du Deal by Deal marque une étape dans la démocratisation du private equity en France. En donnant accès, société par société, à des opérations jusqu'ici réservées aux institutionnels, et en fixant le ticket d'entrée à 500 euros, Fundora prolonge le mouvement engagé avec ses fonds et sa private debt. Le choix de Prometheus comme premier deal, avec Jeff Bezos, BlackRock, JPMorgan et Goldman Sachs au tour de table, donne le ton de l'ambition.

Reste l'essentiel : le deal by deal demeure un investissement risqué, illiquide et concentré. Il se destine à la poche satellite d'un patrimoine déjà structuré, jamais à son socle. Abordé avec méthode, une allocation mesurée et une lecture attentive de la documentation, il peut en revanche constituer un moteur de diversification vers l'économie réelle et les entreprises en hypercroissance.

Pour découvrir l'opération Prometheus en détail et accéder au live de lancement ou à son replay, créez gratuitement votre compte Fundora : l'inscription est sans engagement et vous donne accès à la documentation complète de l'opération.

FAQ : vos questions sur le deal by deal

Comment fonctionne le deal by deal en private equity ?

Le deal by deal consiste à investir dans une société non cotée précise, sélectionnée individuellement, plutôt que dans un fonds diversifié. Chaque opération est logée dans un véhicule dédié auquel les investisseurs souscrivent pendant une fenêtre de temps limitée. Chez Fundora, le ticket minimum est de 500 euros, les allocations sont plafonnées et l'opération inaugurale est structurée sous mandat de gestion Kyoseil AM.

Est-il possible d'investir dans Prometheus en tant que particulier ?

Pas en direct : la Series B de Prometheus était réservée aux investisseurs institutionnels comme BlackRock, JPMorgan ou Goldman Sachs. Fundora structure en revanche une exposition indirecte à la société pour ses membres qualifiés, via son offre Deal by Deal, sous mandat de gestion Kyoseil AM. Les modalités précises sont présentées dans le live de lancement, disponible en replay pour les inscrits. L'investissement comporte un risque de perte en capital.

Quelle est la différence entre un fonds de private equity et le deal by deal ?

Un fonds de private equity mutualise votre capital sur 15 à 25 participations choisies par une équipe de gestion : vous déléguez la sélection et bénéficiez d'une diversification intégrée. Le deal by deal inverse la logique : vous connaissez la société avant d'investir et décidez opération par opération. En contrepartie, le risque est concentré sur une seule entreprise par véhicule, ce qui exige une allocation prudente.

Pourquoi le ticket minimum du Deal by Deal Fundora est-il de 500 euros ?

Fundora a fixé le ticket minimum à 500 euros pour rendre le deal by deal accessible au plus grand nombre, dans un cadre structuré et conforme, là où les co-investissements traditionnels exigent plusieurs centaines de milliers d'euros. Ce seuil permet de tester la classe d'actifs ou de se diversifier sur plusieurs deals. Il ne réduit pas le risque : la perte partielle ou totale du capital reste possible.

Avertissements

Investir dans des titres non cotés comporte des risques, notamment de perte partielle ou totale du capital investi et de liquidité limitée : la revente des titres n'est ni garantie ni organisée sur un marché. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Fundora n'est pas partie prenante de la Series B de Prometheus. L'opération présentée consiste en un accès indirect à la société, structuré pour les membres qualifiés de la plateforme, sous mandat de gestion confié à Kyoseil AM. Les informations relatives à Prometheus sont issues de sources publiques (annonce officielle du 11 juin 2026, Axios, Bloomberg, CNBC, TechCrunch) et de la communication de Fundora.

Cet article contient un lien partenaire. Il est publié à titre d'information et ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation d'achat ou de vente d'instruments financiers. Avant toute décision, évaluez votre situation personnelle, prenez connaissance de la documentation réglementaire de l'opération et, si nécessaire, rapprochez-vous d'un conseiller habilité.

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